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Femme à la une « La charismatique »

Inspirantes, fortes, intelligentes et charismatiques. Moi je les nomme « Femmes d’influence », elles sont des exemples pour la jeune génération. Accomplies, elles ne reculent face à aucune difficulté.

La femme à la « une » dans ce numéro en fait partir.

 Angela AQUEREBURU/ Crédit photo: Jean Luc RABATEL

Femme dévouée, productrice, réalisatrice, présentatrice, j’ai eu la chance de la rencontrer sur le plateau de tournage d’une série dont elle réalise une partie : « Voyage de rêve ». Une belle opportunité pour moi et mon blog. Devant ce type de femme, je suis toujours éblouie. C’est avec un sourire arborant une magnifique brèche que Angela AQUEREBURU a répondu favorable pour un moment d’échange.

Tchewôlô : Notre blog est dédié aux femmes noires en premier et les femmes du reste du monde ensuite. Merci encore pour votre promptitude.

Angela AQUEREBURU : Je vous en prie. C’est un plaisir. (Sourire)

Tchewôlô : Vous êtes une référence pour la gente féminine africaine, surtout dans votre pays, le Togo… Aujourd’hui nous allons essayer d’en savoir davantage sur vous et votre formule de réussite. Nous commençons toujours notre série de questions avec celle-là : Comment définissez-vous la femme ?

Angela AQUEREBURU : Difficile de répondre à cette question… Un être humain doté d’un utérus et donc avec le pouvoir de développer d’autres êtres humains.

Tchewôlô : Comment vous vous définiriez…

Angela. A : Une personne altruiste pleine d’idées et éternelle insatisfaite.

Tchewôlô : Vous êtes une femme qui bouillonne, qui touche à tout. De la gestion des ressources humaines à la production en passant par la réalisation, comment on arrive à faire cela? Et qu’est-ce qui vous motive ?

Angela A : Ce sont des concours de circonstances de la vie. J’ai toujours été attirée par les métiers d’art… Je dessinais, chantais, dansais et jouais du piano quand j’étais petite, mais mon éducation faisait que je ne pouvais pas me projeter dans un métier dans ce domaine. J’ai quand même inconsciemment choisi un homme qui y étais… et par la force des choses je suis revenue à mes premiers amours. Aujourd’hui je suis épanouie dans ce que je fais. Ce qui me motive ? La création, le renouvellement… ne jamais faire la même chose.

Tchewôlô : Autonomisation et Émancipation deux mots prisés par la gente féminine en ce 21e siècle, Votre avis?

Angela. A : Je ne supporte pas ce mot émancipation : s’émanciper de quoi ? De soi-même. Il faut arrêter, en Afrique et dans plusieurs endroits du monde c’est la femme qui élève les enfants donc elle a son propre destin en main ! Autonomisation non plus d’ailleurs qui est un mot mieux adapté à l’éducation des enfants.  L’expression qui serait la plus appropriée serait « prise de conscience ».

 Femme d’influence./ Crédit photo: Jean Luc RABATEL

Tchewôlô : Pensez-vous que la nouvelle génération est assez mature pour continuer la lutte de l’égalité des droits hommes et femmes?

Angela A : Oui ! comme je le disais plus haut, c’est la femme qui a le leadership : c’est elle qui éduque les leaders de demain, même si de plus en plus d’hommes participent à l’éducation de leurs enfants… et bizarrement quand c’est le cas, la question de l’équité (égalité en droit) ne se pose plus. Les enfants voient leurs parents différents par nature mais égaux en droit… ils reproduisent ce schéma une fois adulte puisque cela leur parait naturel. Donc oui ! je pense que la nouvelle génération peut continuer, MAIS je suis très inquiète : ce nouveau mode de vie « digitale », GTB « génération tête baissée », ultra consommatrice, vouloir tout, tout de suite, les femmes uniquement montrées en objet sexuels dans les clips musicaux qui sont très regardés… Je ne sais pas où on va avec tout ça.

Tchewôlô : Vous êtes féministe ou pas? Et pourquoi ?

Angela A : Oui je suis une féministe modérée. Je crois que l’homme et la femme sont différents, égaux en droit et complémentaires. Notre seule limite c’est nous-mêmes. Une femme peut-être pilote, mécanicienne, chauffeur de poids lourds… Un homme peut-être père au foyer, laveur, sage-femme. Je montre mon engagement dans la représentation de la femme et de l’homme auxquels j’aspire dans mes séries et mes propos dans l’émission que j’anime. J’ai la chance d’être dans un métier de création… alors je crée des personnages qui vont pouvoir inspirer la jeunesse.

Tchewôlô : Quelle est selon vous la particularité de la femme africaine et dites-nous si cet atout lui est favorable ou pas?

Angela. A : La femme africaine a tellement subi de générations en générations, que c’est devenu une force héréditaire. La femme africaine a toujours été Multi tâche… pendant que l’homme va courir je ne sais quoi dehors, elle prend soin de son foyer, financièrement et quotidiennement. C’est une femme forte et qui, malheureusement, comme toutes les femmes, ne fait pas assez de bruits pour « montrer » ce qu’elle fait.  La femme africaine devrait sortir de la maison pour plus s’exposer, s’investir dans les carrières politiques pour que les gouvernements de nos pays africains soient dirigés par 50% de femmes, voire plus.

Tchewôlô : Aujourd’hui vous vous lancez dans la présentation TV, parlez-nous de votre programme « Les Maternelles » sur TV5monde.

Angela. A : Vous l’avez compris, je crois beaucoup en l’éducation. Avec cette émission déjà je montre aux femmes africaines et d’ailleurs, une autre option de la femme : oui on peut ne pas se prendre au sérieux à la télé, oui on peut s’habiller simplement, oui on peut avoir des cheveux naturels ou pas, oui on peut décider de s’informer sur les méthodes traditionnelles et occidentales pour avoir LE CHOIX… Je fais cette émission pour que les parents comprennent qu’ils n’ont pas une option mais DES options, à eux de choisir celle qui convient le mieux à leur mode familial, social et culturel.

Il s’agit donc d’une émission diffusée un samedi sur 2 sur TV5monde qui adresse les questions familiales de parents, futures parents ou aspirants parents.

Tchewôlô : Si vous devez faire un bilan à mi-parcours de votre carrière, quel serait le résultat ?

Angela. A : Je suis heureuse de mes expériences… J’ai encore beaucoup de choses à réaliser pour me faire plaisir… c’est pour cela que je fais ce beau métier.

 Crédit photo: Georges NATHANIELS

Tchewôlô : Idole de plusieurs jeunes filles et aussi de certains jeunes hommes, votre message à l’endroit de la gente féminine africaine ?

Angela AQUEREBURU : La seule limite dans ce monde pour atteindre un objectif, c’est vous-mêmes. Quand on a envie de quelque chose, on se donne les moyens d’y parvenir. Il n’y a pas de secret, il faut : énormément de travail, beaucoup de détermination et un petit peu de chance. Alors on arrête de croire que tout tombe par magie des cocotiers, et on se met au boulot.

Merci à vous pour ce moment agréable…..

Pour rappel Angela est la Directrice de la société de production YOBO Studios et elle a à son actif les séries à succès « ZEM » « Palabres » et « Hospital IT » qui a remporté le prix de la meilleure série télé au festival vue d’Afrique au CANADA en 2017.

Vous pouvez également retrouver son émission « Les Maternelles » sur TV5 un samedi sur 2 ou sur le site de TV5 monde. https://afrique.tv5monde.com/videos/magazines/les-maternelles-dafrique

 

Tchewôlô, femmes noires, femmes du monde parlons d’elles. 


Entretien avec Judith Gnago, la perle précieuse !

Oser, il faut le faire. Nous avons tous un talent enfoui en nous qui, tôt ou tard, finit par sortir au grand jour. C’est à nous de le développer et d’en faire un métier. Entreprendre aujourd’hui est devenu une bouée de secours pour tous. La longue attente d’une réponse à une demande d’emploi est insupportable, alors il faut se lever et prendre son avenir en main. « Rien n’est facile, mais rien n’est difficile quand on est motivé », dixit un sage.

J’ai fait la rencontre d’une femme assez exceptionnelle. Elles sont nombreuses à vouloir se créer une place au soleil, avec le peu de bagage intellectuel qu’elles possèdent. Elle m’a accordé une journée. Une preuve que si l’on échoue ou que l’on n’a pas la possibilité de finir ses études, on peut être un modèle de réussite.

Battante, elle a un esprit créatif qui lui a permis de créer une structure de mode : Tradi Créa. Sa spécialité, ce sont les accessoires.

Découvrons ensemble l’histoire et le quotidien de Judith Gnaco Velar.

Fondatrice de TRADI CREA
  1. COMMENT VOUS DÉFINISSEZ LA FEMME ?

La femme pour moi est la reine de la famille. Elle est à la base de tout dans ce bas monde. C’est le socle de la famille et du monde en général.

  1. QUEL EST LE QUOTIDIEN DE LA FEMME ENTREPRENANTE QUE VOUS ETES ?

Alors, moi, mes journées se suivent mais ne se ressemblent pas ! (Rire.) Du jour au lendemain, il y a toujours un changement mais, généralement, c’est le petit déjeuner et ensuite la douche. Il faut savoir que j’aime être coquette à tout moment. Puis direction le magasin. C’est là que les choses diffèrent. Si, la veille, j’avais trouvé une nouvelle création à faire lors de mes nombreuses réflexions, toute de suite, je commence à assembler les perles, les bijoux à utiliser. Mais figurez-vous que durant ce travail, je réfléchis toujours à ce qui va suivre. En fait, mon cerveau ne se repose presque jamais ! Même dans mon sommeil je travaille. (Rire.) Je bouillonne, je cogite, je dirige. Je fais tout à la fois. C’est certes passionnant, mais c’est aussi épuisant.

  1. INTÉRESSANT. ALORS NOUS VOULONS SAVOIR COMMENT TOUT COMMENCE ?

Le destin, je dirais ainsi. Car, à aucun moment, je n’ai pensé faire ça comme métier… mais ça c’est imposé à moi. Déjà, j’ai un niveau scolaire pas très fameux. Je me suis arrêtée en classe de 6e et je suis vite rentrée dans la vie active. Femme active, je n’aime pas rester là à ne rien faire, je suis une touche à tout. Ne travaillant plus, j’ai commencé à m’ennuyer, alors je me suis mise à créer des colliers pour moi. Je vous ai dit que j’aime être belle et coquette. Mes amies ont commencé à apprécier les colliers que je portais et m’ont demandé d’en faire pour elles. Elles m’ont m’encouragée à en faire en quantité. Je me suis retrouvée avec une centaine de colliers, faits avec l’aide de ma petite sœur Nathalie Gnago. C’était au Cameroun, à Douala, et l’année suivante je suis allée à Paris avec mes colliers. Résultat : Tradi Créa est née !

Logo Tradi Créa
  1. PARLEZ-NOUS DE TRADI CREA

Au départ, je voulais nommer l’entreprise « Tradi Mode » mais je n’aimais pas trop, le nom ne m’attirais pas… (Rire.) Et j’ai pensé à « Tradi Créa », ça sonnait bien. C’est accrocheur. C’est ainsi que j’ai dessiné le logo et mis en place la structure depuis Paris, en France. Avec Tradi Créa, nous joignons notre créativité à la valorisation de l’Afrique. Nous mettons en valeur le continent à travers nos perles et tous les objets que nous utilisons : les perles en terre cuite du nord de la Côte d’Ivoire, du bois, du bronze, de l’argent, de l’acier et des perles de bois d’ébène. Les matériaux sont issus de nos traditions avec une touche de modernité. Nous vous donnons ce que vous voyez : ces belles créations de perles et bijoux pour hommes et femmes.

  1. POURQUOI AVOIR CHOISI D’INSTALLER VOTRE ENTREPRISE ICI EN CÔTE D’IVOIRE ?

Il est vrai que Tradi Créa est née et a grandi à Paris, mais tout a commencé en Afrique. Je suis ivoirienne originaire de Sassandra. Comment vouloir valoriser mon Afrique tout en restant loin ? Le meilleur choix c’est mon pays : la Côte d’Ivoire.

  1. QUELLE EST LA PARTICULARITÉ DE VOS CRÉATIONS ?

Notre particularité, c’est que nous apportons une touche moderne à nos créations. Le travail est minutieux, les objets utilisés comme cités nous viennent des quatre coins de l’Afrique. Tout le monde peut porter nos créations, finesse et délicatesse sont à l’honneur. Nous faisons des pièces uniques ou des 3 pièces maximum, de sorte à ne pas créer un embouteillage vestimentaire. (Rire.) Ou que nos clients ne se sentent pas uniques. Imaginez-vous que vous trouvez vos bijoux chez plus de 3 personnes, cela ne vous rend plus spéciale.

Crédit Photo : Tradi Créa
  1. AVEZ-VOUS BESOIN D’UNE CHOSE PARTICULIÈRE POUR ÊTRE INSPIRÉ ?

Non, rien de spécial. Mais je viens de me faire une remarque. Tenez-vous bien, lorsque je suis énervée, je me mets à créer ! Comme pour me défouler. Et aussi quand j’ai un flash de modèle qui vient subitement.

  1. EST-CE A DIRE QU’ON DOIT BEAUCOUP VOUS ÉNERVER POUR AVOIR DE BELLE CRÉATION ?

Oui, souvent. Mais pas trop hein ! Je ne suis pas née de la dernière pluie, je fais gaffe à ma santé. (Rire.)

  1. QUELLES SONT LES AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DANS LE DOMAINE DE ENTREPRENEURIAT SELON VOUS ?

L’avantage pour moi c’est de pouvoir travailler à mon rythme, sans ordre et comme je le veux. L’inconvénient, c’est le financement. L’entrepreneuriat, c’est de l’autofinancement.Même si, souvent, on a de l’aide. Mais cela ne viendra pas tous les jours. Il y a aussi trop de responsabilités. En plus d’être épouse et mère, mon travail demande beaucoup de temps et de concentration. La difficulté, c’est de trouver les personnes qu’il faut pour m’accompagner dans le développement de mon entreprise, par exemple, un commercial qui va m’aider à avoir beaucoup des clients et me faire une bonne publicité. Sinon pour la création j’ai une main d’œuvre magnifique. Ils sont aussi créatifs que moi : chacun à sa touche.

  1. UN MESSAGE À TOUTES LES FEMMES D’AFRIQUE.

Alors à mes sœurs je dirais : ne soyez pas complexées, montrez-vous comme vous êtes, soyez belles car la femme rime avec élégance, douceur et clarté. Croyez en vos rêves et battez-vous pour les réaliser. Certes nous avons besoin des hommes mais ne les attendons pas pour pouvoir nous prendre en charge. Nous sommes fortes et quand nous le voulons, même Dieu est prêt à nous aider. Je vous exhorte donc à porter mes colliers de perles avec ou non des tenues africaines.

Le magasin Afrique de Judith est situé à Abata. Elle est aussi sur Facebook. Vous pouvez aller voir les merveilles qu’elle vous propose. Pour ceux qui sont en Europe n’ayez aucune crainte, elle y a une représentation également. 

Nous avons passé une magnifique journée avec cette belle dame sympathique. Elle a une relation très complice avec ses employés. Belle ambiance !

RDV pour une prochaine incursion dans le quotidien d’une autre merveille du monde.

Tchewôlô, femme noire, femme du monde. Parlons d’elles !

 

 

 


Donnez-nous envie de rester….

Donnez-nous envie de rester….

Beauté, gaieté, bonheur, bonne humeur, joie de vivre.

Voici le tableau qui se présente à moi lorsque je regarde ma télé.

Je vois un monde meilleur, un monde plein d’espoir.

Ils me vendent du rêve à travers toutes leurs productions. Ils me nourrissent d’envies et d’espoirs.

Je veux y aller mais on me dit « non ». « RESTE, ton pays a besoin de toi ».

Mon pays ?

Ici, je ne vois que le désespoir, les malheurs et la méchanceté ; il n’y a plus de solidarité.

La maxime qui dit que « l’homme est un loup pour l’homme » prend ici tout son sens.

Ici, au contraire, on me vend la peur.

Le tableau qu’on peint, est un tableau sans vie, morose, sans couleur gaie, un tableau rempli d’amertume.

Quand je regarde la télé, les sujets sur mon pays ou sur mon continent ne me montrent que des crises ici et là, je ne vois que des crises, des peuples opprimés. Je vois une population qui ne pense plus par elle-même. Il n’y a aucune solidarité des uns envers les autres.

Devrais-je rester ? Et pourquoi ? Dites-le moi ? Donnez-moi envie de rester.

Pourquoi dois-je rester alors que leurs enfants y sont ?

Pourquoi dois-je rester alors que pour ceux qui sont à la tête de nos institutions, les meilleurs endroits sont là-bas ?

Ah non, non et non, ne défendez pas cette fâcheuse phrase qui dit : « fait ce que je dis et non ce que je fais ».

Tu veux que je reste ? Donne-moi de l’espoir, montre-moi qu’à l’horizon il y a de belles choses.

Montre-moi que moi, enfant de « poignon » que je suis, j’ai aussi la chance de réussir, sans avoir un bras long, sans avoir un oncle bien placé, mais juste parce que je suis intelligent et que j’ai les capacités dont vous avez besoin.

Crédit photo: Pixabay-Google

 

Je veux partir… Partir pour réaliser mon rêve.

Je veux partir… Partir pour être l’espoir de ma famille.

Ceux qui sont de l’autre côté de la rive, quand ils reviennent de leur aventure, sont aimés de tous, ils ont toutes les portes ouvertes ; emploi, business, prêts : tout est ouvert pour eux.

Vous leur donnez votre confiance juste parce qu’ils viennent de là-bas.

J’irai là-bas par la bonne ou la mauvaise voie.

J’irai là-bas coûte que coûte. Je prendrai la voie qui sera la plus facile pour moi.

J’irai là-bas pour travailler, étudier et revenir pour que vous voyiez que vous vous êtes trompé sur mon compte.

Oui j’irai là-bas.

La mer, cette eau vaste qui engloutie qui elle veut, ne m’aura pas car je lutterai.

J’aurais mes objectifs écrits dans ma paume avec de l’ancre noir, la photo de ma mère sous mes paupières pour que je puisse la voir quand je ferai mes prières.

Si j’étais bien chez moi, si tout allait bien dans mon pays, la maison du voisin n’allait guère m’intéresser.

Donnez-nous envie de rester.

Car oui personne n’a envie de mourir sans réaliser ses rêves.

Donnez-nous envie de rester ici…

Je vois des morts chaque jour, des images atroces où des jeunes (comme moi) on voulu aller voir ailleurs ! Oui, je ne suis pas aveugle, je vois ce charnier humain que vous ne cessez de nous montrer.

Mais en clair à part nous montrer des images, vous prévoyez de faire quoi pour nous ? Une sensibilisation pour nous dissuader de ne pas y aller ? Oui mais après, la suite c’est quoi ?

Savez-vous pourquoi nous y allons ? Oui bien sûr que vous le savez !

Cette pratique existe depuis très longtemps, mais pourquoi est-elle devenue récurrente ces temps-ci ?

Revoyez votre système ! Donnez-nous l’envie de rester.

Je suis encore dans le doute. Partir ou Rester. Je réfléchis encore !

Vous avez encore une chance pour que je reste ; ma vie, mon futur dépend de vous ! Dieu vous a donné les moyens pour nous aider alors regardez-nous et bougez-vous pour que les choses changent elles aussi.


La femme à la une : l’insoumise !!!

La femme incarne la douceur et avec elle la violence ne doit pas exister. Vous oserez porter main à vos mères et à vos sœurs ? Non, justement pour vous, elles sont sacrées et on ne doit pas les toucher. Par contre vous ne pouvez pas vous empêcher de battre la mère ou la sœur d’un autre. Rien ne peut vous dissuader lorsque vous décidez de leur porter main. Quel paradoxe !

L’insoumise, parce qu’elle n’accepte pas trop les conventions. elle est un esprit qui se veut libre et qui s’affirme.

Crédit photo: Mohamed ADE

Notre perle à l’honneur ce jour est une Passionnée de lettre, Charlène DANON. Elle est journaliste indépendante. Intelligente, endurante, ambitieuse et femme forte, elle se qualifie comme une #Insoumise ; une #Mamanpoule et une #Passionnée. Tout ce qu’elle entreprend, elle le fait avec gaieté de cœur.

Nous avons passés ensemble une heure de partage et de pur bonheur. Bonne lecture à tous !

Tchewôlô : BONJOUR CHARLÈNE DANON, MERCI DE NOUS RECEVOIR CHEZ VOUS.

Charlène DANON : Ravie de vous avoir avec moi, toujours un plaisir de faire de nouvelles rencontres.

Tchewôlô : RIRE, EXACTEMENT. CHARLÈNE, DITES-NOUS COMMENT DÉFINISSERIEZ-VOUS LA FEMME ?

Charlène DANON : Pour moi, la femme c’est le pivot de toute société. La femme, de par sa fonction biologique qui est de donner vie à l’Homme, est d’abord l’accélérateur de toute dynamique démographique. Et vient ensuite son rôle dans la socialisation et l’éducation des générations qui la place en amont de tout développement humain. La femme pour faire simple, c’est la vie !

Tchewôlô : VOTRE AVIS SUR LA FEMME D’AUJOURD’HUI PAR RAPPORT A CELLE D’HIER ?

Personnellement je ne crois pas au fait qu’il y est une femme d’hier et une femme d’aujourd’hui, de façon fondamentale, il y a eu de grands changements. Les femmes actuelles partagent les mêmes préoccupations que celles d’hier, elles ont les mêmes aptitudes, les mêmes intelligences, les mêmes forces. La différence ne se trouve pas dans l’être, mais plutôt dans les environnements dans lesquelles ces deux générations de femmes ont évolué. Et ce qui est finalement admirable pour les femmes d’hier, c’est qu’elles ont combattu un environnement qui les classait dans la catégorie « sous-homme », pour que celles de cette époque puisse bénéficier de libertés auxquelles les premières ne pouvaient prétendre.

Tchewôlô : VOUS ÉVOLUEZ DANS QUEL DOMAINE EXACTEMENT ET DITES-NOUS QUELLES SONT LES DIFFICULTÉS LIÉES À CE DOMAINE ?

Charlène DANON : J’évolue dans un univers qui est celui de l’édition. Je suis éditeur de contenus et dans ce sens, il m’arrive d’interagir avec plusieurs autres secteurs d’activités dont l’audiovisuel. Si je me limite aux difficultés liées à mon métier d’éditrice de contenu, ils sont essentiellement d’ordre organique. Il peut m’arriver de ne pas avancer sur un projet, juste par manque d’inspiration par exemple.

Crédit photo: Mohamed ADE

Tchewôlô : CHARLÈNE  EST AUSSI ÉCRIVAINE, DITES-NOUS COMMENT TOUT A COMMENCÉ ?

Charlène DANON : Tout a commencé avec des mots et une envie permanente de construire un univers avec ces mots. Si être écrivain correspond à la date de publication de mon roman le « mur de la honte », je dirais il y a 3 ans. Seulement l’écriture, c’est quelque chose qu’on a en soi, c’est pour moi un flot d’émotions que l’auteur transpose, dans une histoire dans un message, dans une description.  L’écriture grandit avec l’auteur, jusqu’à être révélé d’une façon ou d’une autre pour finalement en faire un  écrivain ou pas.

Tchewôlô : LA FEMME EST-ELLE AU CŒUR DE TOUTES VOS ACTIVITÉS ?

Charlène DANON : Absolument ! Sans doute, le sujet que je maitrise le plus, parce que je suis une femme.

Tchewôlô : DOIT-ON VOUS CONSIDÉRER DANS CE CAS COMME UNE FÉMINISTE ? SI OUI OU NON DITES NOUS POURQUOI ?

Charlène DANON: Non. Je ne suis pas une féministe. C’est pour moi une façon de penser qui exacerbe l’inégalité ou plutôt la différence entre l’homme et la femme. Je suis une femme et je vis bien ma différence entre un homme et moi, une femme. Pour moi, les hommes ont le pouvoir ou exercent une certaine supériorité parce que la femme leur confère de façon inconsciente ou consciente ce droit, surtout dans la culture Africaine. Nous éduquons nos hommes pour être des rois qui ont droit de vie ou de mort sur la femme. Comme je l’ai dit plus haut la femme est le pivot de la société. Elle est en amont et en aval de la question du genre et de l’éducation de cette société. Ce qui me fais dire que si les femmes veulent être traitées différemment, c’est aux femmes, à qui revient l’éducation des enfants (hommes et femmes) dans la plupart de nos sociétés, d’éduquer différemment les générations de demain.

Tchewôlô : TELLEMENT PROFOND. ALORS PARLONS DE L’AUTONOMISATION DE LA FEMME AFRICAINE, VOUS Y CROYEZ ?

Charlène DANON : Bien entendu ! L’autonomisation de la femme passe d’abord par l’éducation, l’alphabétisation et l’apprentissage. Et ensuite il faut des actions plus significatives dans le sens de créer des conditions favorables à une prise en charge de la femme par des moyens propres. Que nos gouvernants mettent en œuvre des politiques qui encadrent et assouplissent l’accès au financement, encouragent l’entreprenariat féminin.

Tchewôlô : QUELLE EST SELON VOUS LA PARTICULARITÉ DE LA FEMME AFRICAINE ?

Charlène DANON : Son endurance. Cette capacité à évoluer dans un environnement parfois hostile et pas du tout aisé.

Tchewôlô : CETTE PARTICULARITÉ EST-ELLE UN DÉFAUT OU UNE QUALITÉ PAR RAPPORT À SON AUTONOMISATION ?

Charlène DANON : Sans aucun doute. L’endurance de la femme africaine est un atout pour son autonomisation.

Photo: Mohamed ADE

Tchewôlô : AVEZ-VOUS UN MESSAGE POUR TOUTES CES FEMMES ?

Charlène DANON : Désolé je ne me sens pas en droit de le faire. Je ne saurais trop…

Tchewôlô : C’est noté, nous avons été ravi d’être en votre compagnie. Vous êtes une belle personne, Tchewôlô vous souhaite beaucoup de bonnes choses pour la suite de vos activités.

Charlène DANON : C’est moi qui suis honorée. Bonne chance à vous et au blog. Seule nous sommes fortes mais ensemble nous sommes meilleures.

Charlène DANON est promotrice de la femme noire. Je vous exhorte à suivre sa page communautaire Blackish, dans le peau d’une femme. https://web.facebook.com/Blackish-1767877606854625/

 

 Tchewôlô, femme noire, femme du monde parlons d’elles


Femme à la une: L’éclectique!!!

Femme noire, femme africaine, femme d’ici et d’ailleurs, arme ton cœur d’une bonne dose de courage pour affronter tes détracteurs. Ose aller vers ce qui te semble idéal. Ferme la bouche à tous ceux qui te collent une étiquette de « Miss, place toi là et tais-toi » car tu vaux plus.

Prudence en compagnie des vendeuses ambulantes/ Photo : Avec l’aimable autorisation de Prudence Maidou

 

Prudence MAIDOU et ses danseurs de African Cabaret/ Photo : Avec l’aimable autorisation de Prudence Maidou

Elle est mère, femme au foyer,  actrice, chorégraphe, metteur en scène, danseuse, modèle de pub, scénariste, directrice d’entreprise, multitâche, multifonction. Elle est extraordinaire. Elle est française d’origine centrafricaine mais liée à la Côte D’Ivoire par le cœur.

Prudence MAIDOU est notre femme à l’honneur. Découvrons ensemble cette superwoman des temps modernes.

Tchewôlô : Comment Définissez-Vous La Femme ?

Prudence MAIDOU : La main, symbole de paix et de douleur. Cette main qu’on tend à un enfant ou à un vieillard, cette main qui caresse l’amour mais qui le tue. Cette main qui aime et qui sème la haine. Ces cinq doigts dressés tels des soldats protègent les lignes imparfaites qui détiennent notre histoire. Voici ma vision de la femme. Nous représentons une superbe palette de contradictions, de complexités mais avec tant d’amour.

Tchewôlô : Selon vous, quelles sont les valeurs qu’une femme ne doit jamais perdre ?

Prudence MAIDOU : Pour moi une femme ne doit jamais perdre les valeurs telles que L’amour et la responsabilité de l’autre, car nous donnons la vie.

Tchewôlô : Vous évoluez dans le domaine du cinéma et de l’art du spectacle, quelles sont les difficultés qu’une femme dans ce domaine peut rencontrer ?

Prudence MAIDOU : Les difficultés, disons que si un réalisateur ou un producteur te fait des avances qui généralement finissent par un harcèlement moral et ou physique, si tu refuses c’est sûr que le rôle ou le poste tu l’auras pas. Nous avons pu voir différents cas dans le monde, l’année dernière. L’affaire WEISTEIN a permit à beaucoup de femmes de prendre la parole sur le sujet.

Vous pouvez lire cet article pour en savoir plus sur l’affaire WEISTEIN

Tchewôlô : Quel est le quotidien de Prudence, une journée de travail ?

Prudence MAIDOU : Je me lève généralement vers 6h du matin. Je commence la journée en faisant un jogging, histoire de canaliser mon énergie sur les choses à réaliser dans la journée puis un petit déjeuner en famille. En parallèle à mon métier de comédienne, je suis directrice artistique et metteur en scène pour l’agence « Fais-moi Rêver ». Quand je ne tourne pas j’écris des spectacles, des scénarios, des fiches personnelles pour des coachings de comédiens etc… En ce moment, je me consacre à la comédie musicale AFRICAN CABARET qui fait son retour cette année et j’écris tous les mois des spectacles pour l’Hôtel Ivoire. Mes journées de travail restent un plaisir, j’ai de la chance de faire de ma passion, mon métier.

Tchewôlô : Quelle est la vision de Prudence pour la gente féminine Africaine ?

Prudence MAIDOU : Je suis juste impressionnée par l’énergie et la force des femmes en Afrique précisément les plus jeunes. Arrivée en CI j’ai commencé à suivre quelques blogueuses et influenceuses, l’évolution de leurs carrières à l’échelle mondiale est louable. Et si je devais citer une particulièrement, ce serait Akissi DELTA la productrice et scénariste de la série à succès « Ma famille ». Nous avons beaucoup à apprendre de cette femme.

Tchewôlô : Féministe ou pas ? Pourquoi ?

Prudence MAIDOU : Si être féministe c’est se battre pour l’égalité entre l’homme et la femme dans le travail alors oui je le suis.

Tchewôlô : L’autonomisation de la femme africaine, vous y croyez ?

Prudence MAIDOU : Oui fermement !

Tchewôlô : Quelle serait la chose à faire pour qu’elle soit autonome ?

Prudence MAIDOU : La femme africaine veut être autonome et elle se bat depuis toujours pour l’être. J’aime souvent donner l’exemple des Nanas Benz, ces femmes issues de familles modestes qui ont su, par la commercialisation du pagne, gagner une importante place dans le milieu politique et économique de leurs pays. Le problème d’autonomisation de la femme africaine reste tout d’abord culturel. On entend souvent dans l’éducation africaine que « la femme doit trouver un homme pour s’occuper d’elle et créer une famille ». Certains maris iront jusqu’à interdire à leurs femmes d’exercer une activité professionnelle mais c’est aussi à la femme de se défaire de cette éducation. J’ai justement le sentiment que le nombre de femmes entrepreneuses grimpe chaque année, de même que dans le monde politique, où elles sont toujours plus nombreuses.

Tchewôlô : Égalité homme femme, mythe ou réalité ?

Prudence MAIDOU : Pour moi, c’est un mythe!

Photo: Avec l’aimable autorisation de Prudence Maidou

Tchewôlô : (Rire) Un Message À Toutes Les Femmes Africaines.

Prudence MAIDOU : « STOP AUX PRODUITS ÉCLAIRCISSANTS », nous fabriquons les Hommes de demain.

TchewôlôMerci à vous pour votre disponibilité, nous vous souhaitons le meilleur dans vos entreprises.

Prudence MAIDOU : Je vous en prie. Du courage à vous pour la suite.

Rdv sur Africiné pour voir sa biographie: https://www.africine.org/?menu=fiche&no=27535

 

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